Les infatigables Deerhoof sortiront un nouvel album, Divine Schism, le 2 octobre. Successeur de Noble And Godlike In Ruin (2025) et 21e album studio du groupe américain, le disque marque une petite rupture dans son fonctionnement : pour la première fois, Satomi Matsuzaki, John Dieterich, Ed Rodriguez et Greg Saunier ont choisi de l’autoproduire et de le publier eux-mêmes, via leur propre structure Children Of Hoof Music Library, avec la bénédiction de leur label habituel Joyful Noise.
Une décision notamment inspirée par les groupes punk/hardcore queercore avec lesquels Deerhoof a partagé l’affiche ces dernières années et qui pratiquent eux-mêmes le DIY. Le quatuor pousse d’ailleurs la logique assez loin puisque Divine Schism ne sera disponible sur aucune plateforme de streaming. La version numérique sera proposée exclusivement sur Bandcamp, tandis que les éditions vinyle et CD seront essentiellement vendues sur la table de merch du groupe en tournée, quelques exemplaires devant toutefois être proposés par correspondance via Joyful Noise.
Enregistré en partie à domicile et en partie au studio Russian Recording de Mike Bridavsky, Divine Schism a été écrit, interprété, mixé et masterisé par les quatre membres de Deerhoof. Le groupe le présente comme une sorte d’« oratorio de science-fiction », construit en mars dernier à partir de tout un arsenal d’amplis rares, orgues vintage, synthétiseurs soviétiques, percussions orchestrales et pédales d’effets. Son récit envisage la Terre depuis le point de vue du Soleil, qui ne parvient plus à distinguer l’un de ses « enfants » derrière son propre reflet, conséquence de projets de géo-ingénierie imaginés par des oligarques de la tech pour lutter contre le réchauffement climatique sans s’attaquer à ses causes.
Neuf morceaux figurent au programme, pour un peu plus de 41 minutes de musique. Le premier, « Sun Like It Hot », longue pièce de près de treize minutes, s’écoute ci-dessous.
Artwork :









