Afrofuturistics : premier EP, extrait en écoute

(c) Katia Sentry

Originaire de Chicago, Afrofuturistics mêle jazz fusion cosmique et hip-hop dans une formule portée par une imposante section de cuivres et de bois. Le collectif vient de dévoiler « These Things Happen », premier extrait accompagné d’un visualizer issu de son premier EP, The Enigmatic.

Afrofuturistics a été fondé durant l’été 2024 par le bassiste et compositeur Erik Oldman (Sons Of Ra, Mare Crisium) et le rappeur/producteur Karl « Brother Tone » Isaacs (Sands Of The Hour). Conçu à l’origine comme un projet destiné à réinterpréter les œuvres de Sun Ra, du Miles Davis de la période électrique et de Fela Kuti à travers une approche moderne du beatmaking, le groupe a rapidement évolué vers une formation spécialisée dans la composition originale, articulée autour d’une importante section de cuivres.

Le son caractéristique du groupe repose sur le saxophoniste ténor Keith Wakefield (Sons Of Ra), le trompettiste et cornettiste Scott Free, ainsi que sur les multiples instruments à vent de Luc Mosley (Graphics, Grappler Zorn, Mucca Pazza) et Eli Wilson. Ensemble, ils façonnent les mélodies et les riches paysages harmoniques qui nourrissent les explorations fusion du collectif. Cette formation de base s’est consolidée lors des sessions d’enregistrement de The Enigmatic en 2025, auxquelles a également participé l’artiste folk guinéen Abdoulaye Conde, apportant les sonorités de la kora.

L’EP a été enregistré aux Maynott Studios avec Eric McWhorter, puis mixé et masterisé par l’ingénieur récompensé aux Grammy Awards Rollin Weary aux Deluxe Studios.

À propos de « These Things Happen », le bassiste Erik Oldman explique avoir d’abord composé le morceau sur une basse fretless électrique, en s’inspirant notamment des approches de Stanley Clarke et Charles Mingus. Au fil du travail d’arrangement, la composition a toutefois évolué vers quelque chose de plus ambitieux, intégrant des lignes de cuivres influencées par les mélodies anguleuses de Thelonious Monk, notamment « Epistrophy », ainsi que par l’énergie de « Moanin’ » de Mingus.

Le musicien précise également que le titre du morceau est né d’une réflexion sur l’état du monde et les relations humaines. Quant au visualizer, il s’inspire de l’imaginaire cosmique de Sun Ra et de son concept de « Spaceways », imaginant un voyage à travers un métro galactique traversant des tunnels spatio-temporels.

Artwork :