Le duo français Chevreuil signe son retour avec Stadium, un double album attendu le 24 avril 2026 chez Computer Students™, qui met fin à vingt années de silence discographique. L’annonce s’accompagne d’un premier extrait, « Tartarus », dévoilé avec une vidéo conçue par l’artiste et designer néerlandais Bas Mantel.
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Fondé en 1998 par Julien F. et Tony C., trois ans après leur rencontre à l’École des beaux-arts de Nantes, Chevreuil s’est d’emblée pensé comme un projet performatif plus que comme un simple groupe rock. Les deux musiciens envisagent leur formation comme un dispositif autonome, à la croisée de l’installation sonore et de la sculpture en mouvement. Julien officie à la « batterie magnétique », Tony à la « guitare magnétique » — terminologie qu’ils ont élaborée pour qualifier un jeu envisagé comme un phénomène physique, régi par des forces d’attraction et de répulsion.
À rebours du format classique guitare-basse-batterie, le duo développe un système quadriphonique dans lequel la guitare transite par quatre amplificateurs disposés autour de la batterie. Cette configuration, ne nécessitant qu’une simple alimentation électrique, leur permet d’investir tout type d’espace. La musique qui en découle privilégie l’impact physique et la spatialisation : un minimalisme rythmique et résonant qui fonctionne autant comme une architecture sonore que comme un concert.
Enregistré en janvier 2025, Stadium prolonge ces fondements — captation live, immersion quadriphonique — tout en introduisant de nouvelles possibilités sonores via une guitare repensée comme un moteur électro-acoustique hybride, capable de générer des textures proches de l’électronique. « Tartarus » en donne un premier aperçu : une construction atypique où les strates électro-acoustiques se déploient progressivement autour d’une batterie à la fois sobre, dense et chirurgicale.
Sur le plan conceptuel, Stadium convoque le magnétisme, la musique des sphères, la radioactivité ou encore l’astrométrie pour interroger les phénomènes de vibration et de métamorphose. Chacune des quatre faces du double vinyle rassemble quatre pièces, organisées en séquences parallèles : l’ensemble peut s’écouter comme deux albums autonomes ou comme un flux continu, selon la trajectoire choisie par l’auditeur.
Réalisée en stop-motion, la vidéo s’appuie sur un matériau d’archives en noir et blanc, retravaillé à travers un assemblage de collages analogiques et numériques. Photocopieur, fax et ordinateur deviennent ici des outils de recomposition visuelle, prolongeant la logique expérimentale du morceau. L’ensemble dessine un imaginaire à la fois magnétique et cosmique, en résonance directe avec l’architecture sonore de « Tartarus ».
L’album est proposé en édition vinyle standard double LP, 180g HQ, présentée dans une pochette gatefold en carton retourné. Une édition Deluxe — reprenant les mêmes spécifications techniques — inclura un codex de 12 pages offrant une transparence technique complète et documentant l’intégralité de la configuration d’enregistrement du disque. Cette version sera présentée dans la pochette en aluminium scellée et imprimée en noir, caractéristique du label. Les formats CD, cassette et numérique seront publiés dans leur forme la plus rudimentaire. Une édition limitée en vinyle coloré vert est également disponible exclusivement sur le site du label.


