Deux ans après la sortie de son premier album Movements, le quatuor parisien Midscale annonce un nouveau chapitre avec Dread, This Could Save You. Ce quatre-titres paraîtra le vendredi 1er mai chez Phonomagic Records.
Dès ses débuts, le groupe s’est distingué par un shoegaze puissant et introspectif, nourri d’embruns post-rock et de montées cathartiques. Conçu dans la foulée de l’arrivée du guitariste Eliott Barbot, peu après Movements, ce nouvel EP marque une inflexion sensible. Les guitares réduisent la saturation et les effets, laissant davantage respirer les mélodies et accentuant la dimension introspective des morceaux. À la clé : une écriture plus dépouillée, plus directe, qui ouvre progressivement la porte à des nuances indie et folk, sans renier l’intensité post-rock qui irrigue toujours leur musique.
Dread, This Could Save You semble ainsi se déployer en deux temps : d’abord comme un prolongement naturel de l’album précédent, puis comme une tentative d’émancipation vis-à-vis de l’étiquette shoegaze accolée au groupe depuis ses débuts. Les textures se clarifient, les lignes mélodiques gagnent en évidence, et l’ensemble trace un sillon émotionnel continu.
Produit par Clément Libes (BRUIT ≤, M83), l’EP confirme les ambitions du quatuor, qui s’est déjà illustré en ouverture de Foxing, The Telescopes, Pale Blue Eyes, GIFT et surtout Explosions In The Sky au Bataclan.
Midscale participera du 4 au 7 mars au The New Colossus Festival à New York, avant de rejoindre en octobre le Left Of The Dial à Rotterdam.
À recommander aux amateurs de DIIV, Greet Death ou My Bloody Valentine.
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